La liste des 388 fonds « super verts » qui investissent dans les énergies fossiles

Une grande enquête d’un consortium de journaux (sur le modèle des « papers ») sur les fonds en article 9:

Certains ont jusqu’à 40% d’actifs gris !

Le dossier complet : Assurance-vie, épargne salariale... La grande tromperie des fonds d’investissement « verts »

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Repéré deux de ces bonds sur mon portefeuille goodvest

BNPP EaLow Car 100 Eur
PAB ETF (finance aviation)

ETF Amundi MSCI World SRI PAB (finance le gaz)
Honteux goodvest

Bonjour @michel.ariz,

Je vous confirme que nous avons bien pris connaissance de l’article du Monde sur cette liste. Je vous confirme que l’ETF BNP Easy Low Carbon 100 Europe n’est pas impliqué dans les énergies fossiles comme nous l’avions mentionné. Pour rappel, notre analyse se concentre sur l’extraction d’énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) ainsi que la production d’électricité à partir d’énergies fossiles.
Néanmoins, la société mentionnée dans l’article qui est présente dans cet ETF, International Consolidated Airlines Group S.A, fait partie du fonds à hauteur de 0,19%. Bien évidemment, nous avions connaissance de la présence de cette entreprise. Il est nécessaire de rappeler que nous n’avons pas la main sur les entreprises finales. De ce fait, à l’intérieur d’un fonds d’investissement, nous pouvons avoir des entreprises qui ont une empreinte carbone plus importante que d’autres étant donné que nous n’avons pas la main, in fine, sur ces entreprises. A contrario, nous retrouvons dans le même fonds des sociétés qui présentent des objectifs de réduction d’émissions ambitieux et des sociétés à contribution importante pour la transition écologique.

En revanche, pourquoi intégrer ce type de fonds si les sociétés présentes ne sont pas à 100% vertes ? Tout simplement car en plus de l’aspect environnemental, notre objectif est de vous proposer la diversification la plus forte possible, tant d’un point de vue géographique que sectoriel, pour limiter le risque ainsi que les fluctuations des portefeuilles… et donc préserver au maximum le capital investi.
Nous devons concilier alignement avec l’Accord de Paris, diversification de nos investissements, liquidités, et maîtrise du risque.
Ces supports nous permettent justement de concilier ces différentes variables.
C’est également pour cela que nous n’investissons pas directement dans des sociétés mais passons par des fonds d’investissement afin de construire un portefeuille diversifié d’un point de vue géographique, sectoriel mais également par type d’actifs (ce qui est possible via les fonds car le risque n’est pas porté sur une société mais mutualisé sur plusieurs). L’assurance-vie est une enveloppe d’investissement patrimoniale dont le risque doit être maîtrisé.

Pour rappel, nous analysons toute l’empreinte carbone des entreprises sous-jacentes (aussi bien directe qu’indirecte) grâce à notre partenaire Carbon4 Finance, donc sur les 3 scopes d’émissions de CO2 : les émissions directes (scopes 1 et 2) et indirectes (scope 3) - en amont (fournisseur) et en aval (utilisateur final). Nous ne nous arrêtons pas qu’au label, ni à l’article SFDR et procédons à une réelle étude extra-financière de nos supports d’investissement de manière à tenir compte de l’empreinte carbone dès la construction du portefeuille. Avant d’analyser l’empreinte carbone du fonds et de le faire rentrer dans notre univers d’investissement, nous prenons bien évidemment connaissance de l’ensemble des valeurs qui le composent.

À ce jour, cet ETF respecte notre cahier des charges dans sa globalité, en termes d’exclusion des énergies fossiles et de trajectoire de réchauffement climatique. Par ailleurs, il présente les meilleures caractéristiques d’un point de vue carbone permettant également de vous proposer une forte diversification sectorielle et géographique (exposition aux actions internationales). Nous affinons bien évidemment notre sélection et sommes continuellement à la recherche de nouveaux fonds plus vertueux. Nous procéderons à un changement si un support similaire en termes de risques et proposant la même diversification était compatible avec nos critères.
Pour information, sur plus d’un millier de fonds analysés, nous n’en avons sélectionné qu’une vingtaine. C’est ce qui nous permet de proposer des portefeuilles d’investissement réellement alignés sur une trajectoire de réchauffement climatique à maximum 2°C (en ligne avec l’accord de Paris) et réduire à 1,5°C - versus 3-4°C pour les solutions d’épargne traditionnelles.

L’offre reste relativement limitée mais nous faisons le maximum pour sélectionner les meilleurs fonds d’un point de vue carbone tout en conservant une gestion diversifiée et liquide à l’intérieur d’un contrat d’assurance-vie. Soyez rassuré de notre engagement, la transparence, l’impact carbone et le fait de rendre accessible au plus grand nombre l’investissement responsable sont les raisons d’être de Goodvest et nous ne nous arrêterons pas là ! Nous ne manquerons pas de franchir le pas si d’autres acteurs, plus vertueux et aussi solides, proposent une gestion responsable dans des conditions similaires.

L’équipe Goodvest se tient bien évidemment à votre disposition si besoin pour toute question complémentaire relative à vos investissements !

Je vous souhaite une excellente journée,

Matthieu

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Je me doute bien que ce n’est pas vous qui choisissez les entreprises qui font partie de l’Etf, cependant, c’est vous qui choisissez d’y investir en connaissance de cause, puisque que ce soit 0.2 ou 100% c’est tout de même de l’argent invistit dans l’aviation. Faudra m’expliquer comment un investissement dans l’aviation commerciale ultra polluante à savoir British airways et Iberia qui forment international consolidated Airlines vous met dans la voie d’une trajectoire a 2°, qui est votre promesse de base :"Dans cette analyse, on prend en compte :

Toutes les émissions (directes et indirectes) des entreprises
Leur capacité à les réduire"

Vous prenez vraiment en compte les émissions directes et indirectes de British airways et Iberia et avez décidé que ça passait dans une trajectoire à 2°??
Vous considérez vraiment que British Airways et Iberia ont une capacité forte à réduire leur émissions ? (Sans qu’ils cessent leur activité)

Si oui pouvez vous m’expliquer la méthodologie que vous avez utilisé pour arriver à cette conclusion, car ça va dans le sens inverse d’une bonne centaine de rapports scientifiques en rapport à l’aviation…

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@michel.ariz BNP PARIBAS EASY LOW CARBON 100 EUROPE UCITS ETF est à 0,17% de gris. C’est infime. Comme très bien expliqué par @Matthieu_Santos, il est compliqué d’atteindre le zéro absolu. De même qu’à titre personnel, c’est très compliqué pour chacun de nous de s’approcher des 2t.

A comparer avec le LDDS par exemple : https://france.attac.org/IMG/pdf/fiches_pratiques_ldds_1_.pdf
Là, il y a un vrai scandale :wink:

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Infime ou pas c’est quand même un investissement vers l’un des plus gros groupes d’aviation commerciale européens, qui me laisse encore une fois perplexe sur la capacité à un fond comprenant un pollueur de la sorte à atteindre une trajectoire à 2°. Si on vous propose un verre d’eau et que 'on vous dit qu’il est empoisonné à 0.17%, quelle est votre réaction ? « Il est difficile d’atteindre le 0 absolu? » Ou « j’en veux pas de votre poison! »?

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Inutile de comparer à un livret
, Que l’on sait déjà bien trop pollués… Comparez plutôt à une solution d’épargne comparable comme celle de la nef…

C’est difficilement comparable. D’un côté on a le monde coopératif et de l’autre la finance classique, avec des valeurs et des objectifs très différents.
On ne gagne rien avec des chevaliers blancs et des grands méchants. L’idée des fonds est au départ d’introduire le ver(t) dans les fruits de la finance classique pour la pousser à mieux financer la transition écologique. Si on veut être parfaitement pur, il faut donner toutes ses économies à une fondation, qui par exemple achète des forêts pour les protéger.

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Effectivement je pense m’être trompé d’endroit… Faire des compromis et continuer de donner du fric à des entreprises climaticides car « c’est que 0.17% » n’est plus acceptable face à l’urgence climatique. Du fric pour du fric ça nous mènera certainement pas à une trajectoire à 2°, il ne s’agit plus du tout d’une introduction dont on a besoin mais d e cours intensifs … Quand le GIEC nous à dit que l’on a trois ans pour agir fort et vite, je ne pensais que continuer à financer l’aviation parceque ça fait quand même du fric de dingue et ça gonfle les portefeuilles c’était ce qu’ils voulaient dire…

Je pensais que l’objectif de la nef,comme pour goodvest était d’investir dans la transition écologique et sociale uniquement, donc difficile de voir en quoi différe leur but et en quoi ce n’est pas comparable?

Je ne cherche pas à être parfaitepent pur, je cherche à réduire mon impact le plus possible raison pour laquelle j’ai placé une partie de mon épargne ici, continuer à faire des sacrifices pour plus de rentabilité est complément à côté de la plaque par rapport à l’urgence climatique (1,5° c’est mort d’après un nombre toujours grandissant de scientifiques pour rappel) donc à un moment faut se réveiller et se dire que les compromis c’ést plus à l’ordre du jour et que 0.2 pour l’aviation en décembre 2022 c’est 0.2 de trop, et que peut être qu’un portefeuille peut avoir 3-4% de rentabilité en moins et ne pas soutenir ce genre d’entreprises…

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Je n’ai jamais passé mon permis de conduire mais il m’arrive de monter dans une voiture, mème thermique, comme passager et au quotidien, en vélo, je ne sors pas de lance-flamme quand j’en croise une. Ce n’est pas comme ça qu’on change les choses. Je peux me tromper mais je n’ai pas l’impression de renoncer en disant ça. Je trouve mille fois préférable d’aider une ou deux personnes à faire un tout petit mieux que de fustiger ceux qui ne sont pas parfaits, c’est à dire tout le monde, moi compris.
Sérieusement, ma suggestion de don à une fondation n’était pas une blague. Même l’investissement le plus vert qui soit a une empreinte positive. Faut pas se mentir, on n’est pas en train de sauver le monde en épargnant « vert ». Si déjà on arrive à appliquer le principe « d’abord ne pas nuire », on aura fait un immense progrès.

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La réponse de Mirova sur certains fonds critiqués → https://www.mirova.com/fr/news/oui-nos-fonds-verts-le-sont-vraiment
(Aucun des fonds Mirova cités par l’article ne fait partie des allocations Goodvest car ils ne passent pas nos filtres sur la partie exclusion des énergies fossiles)

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Effectivement, sauf que de l’argent dans l’aviation ça nuit, et fort… Je pensais que c’était ironique pour les forêts, je vais me renseigner, je vous en remercie. Je ne cherche pas à épargner vert, je cherche à ce que mon argent s’alligne à mes valeurs puisqu’il pollue bien plus que moi (je suis à 2.8 tonnes d’après le calculateur de l’ademe). je n’ai pas pris l’avion depuis 10 ans malgrés le fait qu’une partie de ma famille habite outre mer, apprendre que je finance quand même cette industrie et un peu comme une baffe a mes convictions… Je ne cherche pas à fustiger qui que ce soit, je doute simplement fort à la promesse des 2° en faisant des compromis sur des fonds comprenant des entreprises comme iberia… (En sachant que le GIEC à dit ça au printemps donc on a plus que 2 ans et demi pour agir vite e fort…)

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Je ne comprends pas, mirova même dit " nous n’investissons pas dans les secteurs de l’extraction pétrolière, gazière et minière, pas plus que dans l’aviation, car nous estimons que les indéniables efforts de certaines des entreprises de ces secteurs, s’ils méritent d’être salués, ne sont pas encore au niveau de l’ambition climatique fixée par l’Accord de Paris". Vous m’assurez que le fond BNP en question investissant dans British airways et Iberia rentre dans le cadre de l’accord de Paris … Encore une fois, si je peux avoir les sources sur lesquelles vous vous êtes basés pour dire qu’un investissement dans ces entreprises là est compatible avec un réchauffement à 2° et l’accord de Paris, j’y croirais

2,8t, j’applaudis :clap: je suis très au dessus, même en ne prenant plus l’avion non plus.
Puisque tu cites le GIEC, j’invite tout le monde à lire leurs rapports à la source sans se contenter des résumés par les médias, même les plus engagés. Une VF vient enfin de sortir pour le dernier. Sur le troisième volet du dernier rapport, j’ai notamment noté les points B7, qui stipule que les infrastructures fossiles existantes suffisent à dépasser les Accords e Paris, et C12, qui prend comme hypothèse une croissance infinie à 2%, ce qui est contradictoire avec toute baisse des émissions selon le même GIEC qui a invalidé la possibilité d’un découplage absolu. Là j’avoue que j’ai pleuré car ça invalide tout le troisième volet du rapport, celui sur sur solutions ! Voir Découplage et croissance verte* (découvert après-coup) pour une argumentation plus solide que ce dont je serais capable.

Sur Mirova, je commence par un disclaimer. Le seul fond que je détiens est Mirova Europe Envionmental Equity Fund qui ne fait pas partie des 388 :sweat_smile:
La question n’est pas binaire. On peut être raccord avec les Accords de Paris en ayant des actifs marginaux discutables comme tu es à 2,8t sans être irréprochable. Même si avec 1,1t de services publiques, je suis admiratif des 1,7t résiduelles :heart_eyes:

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Concernant les forêts, j’ai investi via France Valley sur un GFI labélisé Greenfin. Ce n’est pas aussi vertueux qu’une donation et je ne miserais pas la vie de ma fille sur l’absence de coupe-rase mais c’est ce que j’ai trouvé comme meilleur compromis. L’autre idée que je n’ai pas encore transformée est l’investissement dans l’agroécologie/agroforesterie via Terre de liens ou Feve. Je creuse encore.

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Je ne sens pas que ce soit un sacrifice pour moi d’en être là. Je n’ai pas fréquenté uJ’ain super marché depuis 5ans, j’ai banni les protéines animales depuis 4 ans sauf très occasionnellement les oeufs durables et le miel (bio, local). Je mange que du bio local et de saison pour les légumes, rien qui ne soit pas produit au plus loin en Europe pour le reste et du bio. Je n’achète que les électroniques dont j’ai besoin (ordinateur un neuf qui vient de remplacer l’ancien qui avait 13 ans, téléphone 4 ans, lave vaisselle , lave linge et plaque induc ). je chauffe à16 l’hiver, si j’ai froid je met un pull et je n’ai evidemment pas de clim Que les habits dont j’ai besoin, de seconde main si possible ou bio/équitable. Je me déplace en vélo ou transport en commun. Mobilier fait par moi même, de sconde main, ou inscrit dans une filière écologique. Pas d’avion évidemment. Vacances en train. Voiture une fois tous les deux mois… banni les plastiques à usage unique, recycle le plus possible d’eau chez moi, bien d’autres choses mais ça fera long.
En bref rien de tout ça me semble être un sacrifice pour une personne avec des revenus suffisants (je suis bien conscient que tous ces choix ont un prix), je ne regrette aucun de mes choix, bien au contraire, je connais mieux ma région, ses producteurs, j’ai des liens réels avec les agriculteurs et artisans chez qui j’achète…

C’est là que ça me rend fou que goodvest me réponde que ce n’est que 0,2% du fond investi dans l’aviation, et que c’est ok pour une trajectoire a 2°, c’est plus que ce que j’ai donné à cette filière dans les 10 dernières années par choix personnel.

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Pour transparence totale, voici la réponse de goodvest au deuxième bond que j’ai reperé dans la liste du monde:
Concernant le fond AMUNDI MSCI World SRI PAB auquel l’article du monde fait référence.

Nous confirmons que l’ETF Amundi MSCI World ETF respecte notre cahier des charges dans sa globalité.

Tout d’abord, les données avancées par l’article datent du 30/06 sans mentionner la date de l’inventaire comptable du fonds. Or, les sociétés telles que Cheniere Energy, Oneok, Snam Spa ou Delta Air Lines ne font plus partie de l’ETF au 29/11/2022.

En tout état de cause, l’ETF Amundi MSCI World SRI PAB a évolué ces derniers mois pour intégrer une dimension climat plus importante et notamment une exclusion sectorielle plus large. En l’occurrence, l’ETF exclut dorénavant les sociétés impliquées dans

  • l’énergie nucléaire
  • les armes nucléaires
  • le tabac
  • l’alcool
  • le jeu
  • les armes controversées
  • les armes conventionnelles
  • les armes à feu civiles
  • le pétrole et le gaz
  • le charbon thermique
  • les organismes génétiquement modifiés
  • le divertissement pour adultes
  • les acteurs exploitant des réserves d’énergies fossiles

Comme tous les fonds d’investissement, il existe un seuil de tolérance sur ce type d’exclusion que nous analysons rigoureusement avec notre partenaire Carbon4 Finance

Extraction d’énergies fossiles

Source : Carbon4 Finance

Production d’électricité et sources

Source : Carbon4 Finance

Dans cet ETF, nous pouvons observer que parmi les sociétés productrices d’électricité, 1% provient du gaz. En l’occurrence, il s’agit de la société Verbund, entreprise autrichienne d’électricité dont 3% du chiffre d’affaires est exposé au gaz via une seule centrale en Autriche. La production d’électricité restante résulte notamment d’hydroélectricité (94%), éolienne et solaire.

Pourquoi Verbund a pu être intégré dans un portefeuille Goodvest et a pu passer nos filtres ? Tout simplement parce que nous restons pragmatiques dans notre analyse et notre sélection de fonds. Une entreprise majoritairement investie dans les énergies renouvelables qui mène un réel plan de transition et de sortie des énergies fossiles à court terme peut être intégrée dans notre sélection. Chez Goodvest, nous considérons qu’il est nécessaire de favoriser les acteurs fortement engagés dans une transition comme Verbund.

En l’espèce, Verbund a notamment fermé toutes ses capacités énergies fossiles en 2020 via la fermeture d’une centrale à charbon électrique en Autriche. À ce jour, la seule centrale au gaz naturel encore en exploitation a vocation à fermer d’ici 2025 (contrat avec le gouvernement Autrichien) : Austria’s biggest power company to quit coal by 2020 - CAN Europe

C’est cette promesse de fermeture qui a permis au fonds d’être intégré aux portefeuilles Goodvest.

Concernant les sociétés restantes, le même commentaire que sur le fonds BNP Easy Low Carbon 100 Europe peut être fait : nous devons concilier alignement avec l’Accord de Paris, diversification de nos investissements, liquidités, et maîtrise du risque.

Ces supports nous permettent justement de concilier ces différentes variables. Comme nous l’avons indiqué, l’assurance-vie reste un investissement patrimonial sur lequel nous devons limiter les fluctuations et préserver au maximum le capital.

En effet, afin de mutualiser davantage le risque, les portefeuilles sont modélisés afin de respecter certaines contraintes de diversification (géographique, sectorielle et par type d’actifs), de frais mais également de trajectoire de réchauffement climatique de maximum 2 degrés (établie grâce aux notations de Carbon4 Finance).

À ce jour, ces deux ETF présentent les meilleures caractéristiques d’un point de vue carbone permettant également de vous proposer une forte diversification sectorielle et géographique (exposition aux actions internationales) et respectent notre cahier des charges dans leur globalité. Nous affinons bien évidemment notre sélection et sommes continuellement à la recherche de nouveaux fonds plus vertueux. Nous procéderons à un changement si un support similaire en termes de risques et proposant la même diversification était compatible avec nos critères.

Pour information, sur plus d’un millier de fonds analysés, nous n’en avons sélectionné qu’une vingtaine. C’est ce qui nous permet de proposer des portefeuilles d’investissement réellement alignés sur une trajectoire de réchauffement climatique à maximum 2°C (en ligne avec l’accord de Paris) et réduire à 1,5°C - versus 3-4°C pour les solutions d’épargne traditionnelles.

En espérant que nos réponses vous satisferont, je vous souhaite une excellente journée et je vous invite si vous le souhaitez, à nous appeler pour pouvoir en discuter de vive voix.

En attendant, je vous souhaite une excellente journée.

Bien à vous,

Paul

Merci pour ce message, vous me corrigerez si je me trompe, mais il me semble que la deuxieme ligne lisible dans votre site est « Votre épargne finance la transition écologique. Pas le secteur des énergies fossiles. »

Votre deuxiéme point dans méthodologie: "On exclut strictement :

La production et l’extraction d’énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz)"

Il ne me semble a aucun moment que vous aillez précisé, qu’une partie, ne serait elle infime, finance encore le gaz ( vous pronez une transparence totale). Vous utilisez des absolus, hors ce n’est clairement pas le cas, que vous veuillez l’admettre ou pas vous financez la production de gaz, et l’aviation, ce n’est pas théorique, ce n’est pas infime, c’est réel et grave puisque pour le gaz vous dites absolument pas le faire.

Bonjour @michel.ariz,

J’ai lu attentivement vos différentes réponses et je me permets de vous apporter quelques éléments supplémentaires. Tout d’abord, pour faire suite à la réponse que vous a apportée mon collègue. Non, votre épargne ne finance pas le secteur des énergies fossiles.
Nous faisons preuve de transparence depuis le début de Goodvest en vous renseignement sur l’impact de votre investissement. Nous n’avons jamais caché la présence d’une société et nous ne le ferons pas dans la mesure où cela va à l’encontre de nos valeurs.

La société en question détient effectivement une partie de son chiffre d’affaires exposé au gaz mais ne réalise plus d’investissements dans le fossile depuis plusieurs années. Dans ce cas, une société pleinement engagé dans la transition énergétique, qui souhaite se séparer de son activité fossile à court terme et qui ne réalise plus d’investissement, a sa place dans un portefeuille Goodvest.
En l’occurrence, chez Goodvest, dès que nous observons une partie impliquée dans les énergies fossiles nous étudions en détail le plan de transition de sortie des énergies fossiles de cette société et de sa faisabilité. Cela a été le cas pour Verbund où nous avons obtenu certaines informations quant à la fermeture des capacités fossiles en 2020, qu’une centrale à gaz naturel était encore en activité en raison d’un contrat avec le gouvernement autrichien et que celle-ci était vouée à fermer en 2025. Cette société est un acteur important de la transition écologique via la production d’électricité résultant d’hydroélectricité, éolienne et solaire à plus de 95%.
N’oublions pas notre dépendance aux énergies fossiles depuis de nombreuses années, il serait contreproductif de sanctionner les sociétés qui font de réels efforts pour ne plus être exposées à ce type d’activités. A contrario, une société comme TotalEnergies ne pourra pas faire partie d’un portefeuille Goodvest en raison de sa dépendance encore forte aux énergies fossiles et des projets encore financés. De ce fait, nous nous fixons un seuil de tolérance et dès le premier pourcentage nous analysons de manière plus approfondie la société en question. Fixer un seuil de 0% est une mauvaise pratique qui exclut les acteurs déjà fortement engagés dans une transition et qui est souvent hypocrite car cela peut favoriser des entreprises peu transparentes.

Par ailleurs, je vous réaffirme que l’ETF BNP Easy Low Carbon 100 ainsi que l’ETF Amundi MSCI World SRI respectent notre cahier des charges, excluent la production et l’extraction d’énergies fossiles, et sont compatibles avec l’Accord de Paris (selon l’analyse Carbon4 Finance).

Je vous confirme que nous prônons la transparence totale et que nous menons une étude détaillée de tous nos investissements ligne par ligne avec notre partenaire Carbon4 Finance.
Concernant la méthodologie utilisée, je me permets de vous rappeler quelques éléments. Nous analysons toute l’empreinte carbone des entreprises sous-jacentes (aussi bien directe qu’indirecte) grâce à notre partenaire Carbon4 Finance, donc sur les 3 scopes d’émissions de CO2 : les émissions directes (scopes 1 et 2) et indirectes (scope 3) - en amont (fournisseur) et en aval (utilisateur final). Nous ne nous arrêtons pas qu’au label et procédons à une réelle étude extra-financière de nos supports d’investissement de manière à tenir compte de l’empreinte carbone dès la construction du portefeuille. Avant d’analyser l’empreinte carbone du fonds et de le faire rentrer dans notre univers d’investissement, nous prenons bien évidemment connaissance de l’ensemble des valeurs qui le composent.

Au-delà de l’empreinte carbone actuelle d’une société, nous tenons également compte de sa capacité à contribuer à la transition énergétique et climatique, de la pertinence de ses choix stratégiques, de la prise en compte des enjeux énergétiques et climatiques mais également de ses objectifs de décarbonation futurs.

De ce fait, lors de l’analyse, nous tenons compte à la fois :

  • Des émissions induites résultant des activités d’une entité. Ces émissions comprennent les 3 scopes comme nous l’avons déjà indiqué.
  • Des émissions économisées : Elles mesurent la contribution d’une entité à l’atténuation du changement climatique (sur les 3 scopes) et se divisent en 2 catégories :
    • Les émissions évitées : La différence entre les émissions induites par l’entité et une situation de référence. Le calcul des émissions évitées est différent pour chaque sous-secteur, en fonction de sa capacité à contribuer à la transition vers une économie à faible émission de carbone.
    • Les émissions réduites : C’est la différence entre l’intensité carbone actuelle de l’entité avec celle d’il y a 5 ans. Cela met en avant les améliorations de l’efficacité de l’entité.

L’analyse tient également compte de la pertinence des choix stratégiques d’une société. Sont-elles plus économes par rapport au secteur ? Les décisions prises aujourd’hui sont-elles les bonnes ? Au-delà des entreprises qui contribuent de manière élevée à la transition écologique, cette analyse nous permet de sélectionner des sociétés qui mettent en œuvre les bonnes pratiques et qui, par leurs décisions stratégiques, vont limiter leur impact environnemental.

De ce fait, une société du secteur de l’énergie qui met en oeuvre les bonnes pratiques, qui inversent clairement la balance, qui n’investit plus dans les énergies fossiles, qui investit dans les énergies renouvelables de manière importante et qui se fixent des objectifs claires et réalisables (comme Verbund) peut intégrer un portefeuille Goodvest. De la même manière, nous nous assurons que la question de la transparence, de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, associés à des objectifs précis soient des éléments fondamentaux dans leur politique d’engagement et qu’ils soient respectés (ce que nous vérifions lors de la publication de leur rapport).

En ce qui concerne le secteur de l’aviation, je vous ai déjà fourni notre réponse sur ce sujet. Pour rappel, nous devons concilier alignement sur l’Accord de Paris, diversification et maitrise du risque. L’objectif est de proposer une solution d’investissement diversifié sur le plan financier, engagé sur le plan environnemental et maitrisé en termes de risque ET accessible à toutes et à tous.
Le secteur de l’aviation ne fait pas partie de nos exclusions. Donc, ce type d’entreprises peut être intégrée même si nous faisons le maximum en amont pour limiter notre exposition à ce type d’acteurs. Nous réflechissons d’ailleurs à étendre nos exclusions à d’autres secteurs. Néanmoins, l’offre reste limitée, donc nous ne pouvons pas tout faire immédiatement mais nous préférons y aller par étape en affinant progressivement notre sélection de fonds. Sinon, nous ne pourrons rien proposer à ce stade alors que l’épargne des français a un impact considérable aujourd’hui : en moyenne 11T de CO2eq pour 25 000€ (Rapport Oxfam).
Nous avons mis en place une méthodologie de sélection stricte et scientifique. Et nous nous efforçons d’affiner régulièrement notre sélection de fonds afin de proposer des fonds encore plus vertueux.

Par ailleurs, nous ne mettons pas en avant la partie infime de ce type d’investissement, je souhaitais juste vous indiquer le pourcentage de cette société dans ce fonds. Nous sommes extrémement vigilant sur la moindre exposition à ce type de secteurs. Et nous discutons régulièrement avec les sociétés de gestion pour améliorer ces allocations.

Cela fait malheureusement partie des imperfections de la finance. La finance n’est pas parfaite non plus mais peut être améliorée. Nous faisons le maximum pour sélectionner les meilleurs fonds d’un point de vue carbone tout en conservant une gestion diversifiée et liquide à l’intérieur d’un contrat d’assurance-vie. Et nous considérons faire mieux que certains acteurs en termes d’analyse extra-financière.
De la même manière, à plus long terme lorsque nous aurons atteint une taille significative, nous avons pour ambition de devenir société de gestion indépendante et de pouvoir créer nos propres fonds d’investissement et sélectionner nos entreprises afin de coutourner ce problème.

C’est un long chemin pour y arriver, mais nous nous sommes pleinement engagés pour cela. Nous n’avons jamais prétendu être parfait, nous ne le sommes pas, mais nous continuerons de nous améliorer, d’affiner notre méthodologie et faire avancer les choses pour parvenir à une réelle transition écologique !

En tout état de cause, je serai ravi d’en discuter avec vous si vous le souhaitez afin que je puisse répondre plus en détails à vos différentes interrogations mais également vous prouver notre transparence totale sur l’ensemble des sociétés présentes dans nos portefeuilles.

Excellente journée,

Matthieu

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Bonjour @michel.ariz,

Concernant les sources, avec plaisir pour en discuter avec vous et vous présenter plus en détail (comme nous le faisons avec de nombreux clients) la méthodologie Carbon4 Finance et notamment leur méthode CIA (Carbon Impact Analysis) permettant d’afficher une trajectoire de réchauffement climatique !

Excellente journée à vous,

Matthieu

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