Investir dans des projets qui participent à la préservation de la biodiversité

Hello la communauté ! :wave:

J’aimerais avoir vos avis et/ou retours d’expérience sur la prise en compte de critères de biodiversité dans vos choix d’investissement. On parle beaucoup d’émissions carbone, mais la transition écologique passe aussi par la préservation de la biodiversité comme nous l’a rappelé la COP 15 à Montréal en décembre !

Comment envisagez-vous l‘intégration de l’impact sur la biodiversité dans vos investissements financiers ?

Si certains connaissent des fonds ou des placements engagés sur la préservation de la biodiversité, n’hésitez pas à les partager en commentaires !

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C’est effectivement l’un des gros sujets encore masqués par la prise de conscience sur le réchauffement climatique.
En investissement pur, il y a les GFI France Valley et je prévois https://www.feve.co/ mais je n’ai pas encore sauté le pas.
Aussi (mais pas un « investissement » au sens classique), le don à des associations comme Bloom ou WWF.

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D’accord avec Tanguy, c’est malheureusement le gros point oublié des débats actuellement. Cela se ressent sur la diversité d’investissement (à rendement). Je n’en ai pas trouvé beaucoup. Comme Tanguy, j’ai des parts sur le GFI France Valley qui me semble très bien.
Le reste est surtout des dons, donc aucun rendement en terme d’argent (et pourtant un si bon rendement pour la planète)
Enfin il y a comme toujours notre consommation de tous les jours, plus responsable (bannir les produits nocifs, vérifier les provenances, limiter les déchets etc…).

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Les GFI France Valley et Feve sont excellents pour tenir pleinement compte des critères de biodiversité notamment sur la protection des sols, de l’eau et des habitats naturels. Il pourrait être également intéressant d’intégrer ces critères sur un portefeuille d’actions et d’obligations cotées à l’instar de ce qu’on peut trouver sur le carbone ou le social. Cela permettrait de tenir compte de l’impact des sources de revenus et de l’activité d’une société sur la biodiviersité.
Comme les émissions carbone, la quasi-totalité de l’impact biodiversité est concentrée sur une petite proportion des acteurs. Il faut donc s’y pencher plus sérieusement !

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@Matthieu_Santos sur le sujet de la biodiv’ Carbon4Finance avait annoncé une méthodologie de calcul (BIA de mémoire)
Vous y avez accès côté Goodvest ?

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@Gael.B Effectivement, Carbon4 Finance a développé la méthodologie BIA alimentée par le Global Biodiversité Score de la CDC Biodiversité (BIA-GBS). À ce jour, nous n’y avons pas accès. Nous avons uniquement accès à la base CIA (Carbon Impact Analytics). En revanche, peut-être que nous aurons la chance de développer un portefeuille Biodiversité cette année :slight_smile:

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Avez-vous des retours d’expérience sur Feve ou Terre de liens ? (et les différences entre les 2)
GFI France Valley a l’air intéressant mais ticket d’entrée à 30k€…
Merci d’avance :slight_smile:

@tangi.va je soutiens aussi Bloom depuis pas mal d’années, c’est vrai que le sujet des océans est souvent oublié (et tellement important)

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Pour Terre de liens / Feve, j’ai à peine commencé à regarder. De ce que j’ai compris pour l’instant (corrigez-moi si je me trompe), Terre de liens a une vocation principalement sociale et d’aménagement du territoire. Feve s’appuie sur Terre de liens mais sélectionne des projets agroécologiques. Un peu comme Goodvest vs les producteurs d’ETF si je caricature :wink:
Le ticket d’entrée de France Valley Revenu Europe est de 1k€.
Oui, la biodiversité des océans est à a base de la chaîne du vivant et accessoirement le premier puit de carbone de la planète. La protéger est plus important que tout le reste réuni.

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Très compliqué de faire des investissements « nature positive » avec des actifs côtés de mon point de vue. Certains Asset Manager ont soit disant sorti des fonds côtés biodiversité en utilisant les métriques de Carbon 4 Finance (C4F) ou Iceberg Data Lab, hors pas principe une multinationale à une emprise au sol importante et consomme des ressources, d’autant plus si c’est une entreprise manufacturière.

Pour la donnée en MSA.km2, C4F est un peu biaisé sur le changement climatique en l’ayant en cause principale de perte de la biodiv et non l’utilisation des sols. Les deux sont des pressions identifiées par l’IPBES.

A l’heure actuelle, les seuls fonds qui peuvent être positifs pour la biodiversité (ou avec un impact négatif minime) sont en actifs réels, donc Private Equity, dette privée, immobilier (si c’est de la réhabilitation par exemple) et infrastructure principalement.
Par exemple des projets: d’agronomie durable, d’agri-photovoltaisme, ferme verticale dans un ancien entrepôt, forêts FSC avec des espaces de conservation,…etc

Pour revenir au côté, un fonds « durable » pourrait prendre en compte la biodiversité en contrainte et s’allouer une cible de réduction de son empreinte. Mais ça n’en fait pas un fond biodiversité pour autant…

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Effectivement, c’est plus que compliqué d’allier impact positif sur la biodiversité et rendement même quasi nul. Je n’ai pas encore creusé mais je m’étais noté les liens suivants à regarder :

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