Introduction
Je ne travaille pas chez Goodvest et je ne suis pas expert de la finance juste un simple citoyen soucieux des enjeux environnementaux qui essaye de comprendre : Comment Goodvest pense avoir un impact environnemental à son échelle ? mais aussi quel est leur démarche, leur méthodologie.
Je partage l’ensemble des informations que j’ai recueilli au cas où ça pourrait être utile.
Si je trahi un peu la vision de Goodvest n’hésitez pas à me corriger.
Le dernier chapitre, j’ai essayé de lister des critiques que j’ai pu trouver à droite à gauche sur la finance verte et voir comment goodvest se positionne par rapport à ça.
Ici, on ne parle pas de la qualité « financière » de leur produit et/ou de leur service.
Goodvest propose du coté (UC / fond euros) et du non coté dans le cadre de leur assurance vie / PER.
Je suis pas un expert de la finance j’espère ne pas avoir trop fait d’erreur de vocabulaire technique.
Constat
- Les Labels de la finance verte ne sont pas assez fiable.
- Manque de confiance => Besoin de transparence.
Source :
- Épargne et greenwashing - Académie du Climat § Qu’est ce que la labélisation ?
- Webinar Finance Durable - Greenly
Constat qui semble être partagé :
Méthodologie : analyse extra-financière transparente
Goodvest considère que leur métier c’est la finance principalement donc ils délèguent la partie analyse d’impact à ceux dont c’est le métier.
- Exclusion sectorielle (Extraction et production d’énergies fossiles, entreprises violant le pacte des Nations Unies, armement,
divertissement pour adultes, tabac) - Analyse empreinte carbone à partir des données de Carbone4 Finance. (objectif portefeuille à +2C° Max)
- Analyse Biodiversité basé sur Global Biodiversity Score.
- Engagement actionnarial : Politique de vote des sociétés de gestion aux assemblées générales.
Source : site goodvest
Pour la partie UC, l’idée générale :
L’exclusion permet d’écarté les secteurs les plus néfastes. (et/ou donner une lisibilité marketing => transparence/confiance). Les portefeuille peuvent contenir autour de 20% d’UCs neutre (entreprise pas particulièrement vertueuse mais qui ont une démarche d’amélioration) permet d’encourager le changement mais(surtout?) permet une diversité du portefeuille(objectif financier). Le reste est composé d’entreprise vertueuse.
Pour le non coté, l’idée est de financer uniquement des entreprises/projets vertueux.
Source : entretien téléphonique
Impact ?
Il n’y a pas de prétention du type : « met ton argent chez goodvest, tu vas sauver le monde » juste transparence et respect de l’accord de Paris. (Approche scientifique + transparence)
Privilégié l’investissement à long terme (financement réel des entreprises) plutôt que la spéculation (dont la fonction est d’améliorer la liquidité du marché)
Il font aussi vivre des entreprises qui font de la mesure d’impact en achetant leur donnée. (Entreprise qu’on peut considéré nécessaire à la transition)
Source : entretien téléphonique
Le coté
Le marché secondaire a moins d’impact que le marché primaire ou que le non coté mais ce n’est pas que symbolique.
Si les acteurs soucieux de l’environnement/social privilégient les UCs « vertueuses » alors cela peut rendre ces UCs plus attractive même pour des investisseurs peu scrupuleux (qui n’ont que des objectifs financiés).
Dit autrement augmenter l’attractivité de la finance verte et peut être même espéré réduire la rentabilité des énergies fossiles.
Source : entretien téléphonique
Sans marché secondaire, pas de primaire… ceux qui font de l’« investissement primaire » visent une sortie (et donc espère vendre sur le marché secondaire) donc indirectement investir dans le secondaire envoie un signal aux investisseurs du primaire.
L’autre impact est lié au droit de vote d’un actionnaire. Goodvest analyse les votes des sociétés de gestions afin de s’assurer qu’elle ont une politique engagés.
Source : Finance Héros -Goodvest : placement vert ou greenwashing ? §Un impact seulement symbolique ?
le non-coté
Financement direct de projet d’infrastructure verte via dette privée (obligation verte non coté) ou immobilier durable via des Société Civile Immobilière (SCI)
Le financement direct de project d’infrastructure verte a sensiblement le même impact que enerfip ou lita
Petit point finance comprendre la différence entre enerfip/lita et Goodvest :
Chez goodvest le financement se fait via un fond d’investissement fourni par une société de gestion dans le cadre d’une assurance vie ou d’un PER. Ce fond est composé de plusieurs financement direct (dette privée) d’infrastructure donc la diversification est « faite » par le fond, là où avec enerfip il faut diversifier soit même.
Le rendement brut est probablement meilleur avec enerfip/lita (moins d’intermédiaire donc moins de frais de gestion) mais l’assurance vie / PER peut être plus avantageux fiscalement.
Fun fact : enerfip a aussi crée une société de gestion qui propose un fond d’investissement qui pourrait par exemple faire partie du portefeuille de goodvest (ce n’est pas le cas actuellement)
Critiques de la démarche
Liste de certaines critiques que j’ai pu lire sur la démarche.
Performance non compatible avec la maximisaiton de l’impact :
Avoir un réel impact demande des conditions difficilement compatible avec la démarche Goodvest/Greengot :
- Investir dans des secteurs sous-financés, où l’absence d’investissement crée une opportunité réelle d’impact.
- Accepter des rendements financiers plus faibles pour permettre un impact social plus important.
- Se concentrer sur des problèmes négligés, qui offrent un grand potentiel pour apporter une contribution unique.
- Exploiter un avantage en matière d’information ou de réseau, permettant de repérer des opportunités que d’autres pourraient négliger.
Source : mieuxdonner - Néo-banques vertes, analyse critique : greenwashing ou levier efficace ?
Réponse de goodvest (entretien téléphonique):
Goodvest considère qu’il respecte en partie ces 4 points.
Concernant la performance, goodvest considère peut être sacrifier de la performance à court terme mais ils pensent qu’à long terme le pari est gagnant.
Sacrifier aussi la performance à long terme pour plus d’impact, écarterez beaucoup trop d’épargnant.
Remise en cause de la politique d’exclusion :
Les entreprises pétrolières réalisent des profits colossaux ? Faut-il laisser aux seuls investisseurs qui se moquent complètement du climat la disposition des dividendes qui seront versés? Ne faudrait-il pas plutôt entrer en force au capital de ces groupes pour voter aux assemblées générales et peser sur leurs décisions d’investissement pour les orienter davantage vers les énergies renouvelables?
Source :
- slate - Et si la finance verte était enfin devenue utile?
- theconversation - Mon épargne contribue‑t‑elle à la restauration de la biodiversité ?
Réponse de goodvest (entretien téléphonique):
Goodvest considère que ça dépasse un peu le cadre de leur mission/métier.
Ils ne peuvent pas directement voter en AG mais ils surveillent les votes des sociétés de gestion avec qui il travaille.
(Concernant l’exclusion, cela permet aussi probablement une meilleure lisibilité commerciale / marketing)
Risque de bulle :
Les investisseurs qui veulent être à l’abri de toute critique se ruent sur les entreprises qui présentent toutes les garanties environnementales, au risque de provoquer des bulles spéculatives
Source : slate - Et si la finance verte était enfin devenue utile?
Réponse de goodvest (entretien téléphonique):
Personne n’est à l’abri d’une bulle.
Goodvest croit vraiment en l’essor de l’économie de la transition et pensent qu’à long terme c’est un pari gagnant.
Ils considèrent par exemple qu’il y a moins d’incertitude ou de risque de bulle qu’avec l’IA.